Les chants:

Ah ! Que nos pères étaient heureux

Ah! Que nos pères étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table,
Le vin coulait à côté d'eux (bis)
Ca leur était fort agréable.

Et ils buvaient à leurs tonneaux,
Comme des trous, (bis)
Morbleu! Bien autrement que nous! (bis)

Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise,
Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leurs barbes grises.

Ils ne savaient ni le latin,(bis)
Ni la théologie,
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C'était là leur philosophie.

Quand ils avaient quelque chagrin (bis)
Ou quelque maladie,
Ils plantaient là le médecin (bis)
L'apothicaire, sa pharmacie.

Et quand le petit dieu Amour (bis)
Leur envoyait quelque donzelle,
Sans peur, sans crainte et sans détour (bis)
Ils plantaient là la demoiselle.

Celui qui planta le provin (bis)
Au beau pays de France,
Dans le flot du rubis divin, (bis)
Sut planté là notre espérance.

Amis, buvons à nos tonneaux,
Comme des trous (bis)
Morbleu! L'avenir est à nous! (bis)

Au 31 du mois d’août

Au trente et un du mois d'août, (bis)
Nous vîmes venir sous le vent à nous, (bis)
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer (z)et les flots,
C'était pour bombarder Bordeaux.

Buvons un coup, lala
Buvons en deux , c'est mieux !!
A la santé des amoureux,
A la santé du roi de France.
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !!

Le capitaine du bâtiment (bis)
Fit appelé son lieutenant: (bis)
«Lieutenant, te sens tu capable,
De prendre l'anglais à son bort,
On verra bien qui sera le plus fort !»

Le Lieutenant fier (z)et hardi (bis)
Lui répondit : «capitaine (z)oui ! (bis)
Fais branle bas à tout l'équipage
Je vais hisser le pavillon
Qui restera haut nous le jurons !

Le maître donne son coup de sifflet (bis)
En haut larguez les perroquets ! (bis)
Larguez les ris et vent arrière !
Laissez porter jusqu'à son bord,
On verra bien qui sera le plus fort !

Vire sur lof sur lof au même instant (bis)
Nous l'attaquâmes par son avant. (bis)
A coups de haches d'abordage,
De sabres, piques et mousquetons,
Nous l'eûmes vite mis à la raison !

Que dira-t-on du dit bateau, (bis)
En Angleterre (z)et à Bordeaux (bis)
Qu'a laissé prendre son équipage
Par un corsaire de six canons,
Lui qu'en avait trente et des si bon Morbleu!

Ballade du mutant (la)

Corporatio Bruxellensis - Festival de la Chanson Estudiantine, ULB- CP 1981

Il est né un soir près d'une centrale nucléaire
D'un père alcoolique et d'une mère éthéromane.
Il avait trois jambes, de longs bras tous verts,
Son grand nez tout jaune luisait comme une banane

Qu'il soit vert ou bleu depuis sa naissance,
Il a les yeux rouges, il est plein d'excroissances,
Qu'il soit asthmatique, goitreux ou rampant.
Malheur à celui qui blesse un mutant.

Dans l'institution où l'on plaça le p'tit chauve
Il faisait bien rire avec sa douzaine de doigts.
Il faut reconnaître qu'une main toute mauve
Ca n'est pas courant sur la tête d'un p'tit gars.

Il y avait des jours où c'était dur pour le pauvre gosse,
Quand avec une sonde il fallait l'alimenter.
Car je ne vous l'ai pas dit, mais en plus de sa bosse
Le pauvre chéri était paralysé.

Et quand il eut l'âge enfin d'aller vers les filles,
Qu'il voulut sortir sa queue en forme de tire-bouchon,
Sa petite peau flasque était molle et sans vie
Et sa couille unique avait l'air d'un ballon.

Bière (la)

Elle a vraiment d'une bière flamande,
L'air avenant, l'éclat et la douceur.
Joyeux Wallons, elle nous affriande
Et le Faro trouve en elle une soeur.

A plein verre, mes bons amis,
En la buvant, il faut chanter la bière.
À plein verre, mes bons amis,
Il faut chanter la bière du pays.

Voyez là-bas la kermesse en délire:
Les pots sont pleins, jouez ménétriers!
Quels jeux bruyants et quels éclats de rire!
Ce sont encore des Flamands de Teniers!

Aux souverains, portant tout haut leurs plaintes,
Bourgeois jaloux des droits de la cité,
Nos francs aïeux, tout en vidant leur pinte,
Fondaient les arts avec la liberté.

Quand leurs tribuns, à l'attitude altière,
Faisaient sonner le tocsin des beffrois,
Tous ces fumeurs, tous ces buveurs de bière,
Savaient combattre et mourir pour leurs droits.

Belges, chantons à ce refrain à boire!
Peintres, guerriers qui nous illustrent tous,
Géants couchés dans leur linceul de gloire,
Vont se lever, pour redire avec nous :

Salut à toi, bière limpide et blonde!
Je tiens mon verre, et le bonheur en main
Ah! J'en voudrais verser à tout le monde,
Pour le bonheur de tout le genre humain.

Bonsoir Mareye Clap’sabot

Bonsoir, Mareye Clap' sabot
R'trossez bien vos' cotte
Quand vos irez tchîre
Bonsoir Mareye Clap' sabot
R'trossez bien vos' cotte
Quand vos irez cô.

Bonsoir, Bonsoir,
Bonsoir, Mareye Clap'sabot,
Bonsoir, Bonsoir,
Bonsoir, Mareye Clap'sabot,

D'Joseph, vos avez des piaux
Dji les a veyou
Corir sur vos' tiesse
D' Joseph, vos avez des piaux
Dji les a veyou
Corir sur vos' cou

Brabançonne d’une putain (la)

Je me souviens, lorsque j'étais jeune fille,
D'un jeune garçon qui passait par bonheur
Il me trouva si jeune et si jolie
Qu'il me fit voir sa grosse pine en chaleur
Et tout d'un coup, sous mes jupons s'élance
L'énorme queue qu'il tenait à la main,
Il déchira mon voile d'innocence
Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)

Je ne sais pas si j'étais un peu coquine
J'aimais déjà qu'on me chatouillât le bouton,
J'avais goûté de ce bon jus de pine,
J'avais reçu du foutre dans le con,
J'avais baisé, je n'étais plus pucelle,
Je chérissais le métier de putain,
Plus je baisais plus je devenais belle,
Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)

Quoique je ne sois qu'une fille publique
J'ai de l'amour et de l'humanité
Tout citoyen de notre libre Belgique
Doit baiser et de jouir en liberté,
Pour de l'argent, le riche aura ma fente
Le pauvre, lui, peut en jouir pour rien,
Pour soulager l'humanité souffrante
Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)

Chant des étudiants wallons (le)

Que jusque tout au bord,
L'on remplisse nos verres,
Qu'on les remplisse encore
De la même manière
Car nous sommes les plus forts
Buveurs de blonde bière

Car nous restons, (Todi)
De gais wallons, (A poil)
Digne de nos aïeux Nom de Dieu
Car nous sommes commes eux Nom de Dieu
Disciple de Bacchus et du roi Gambrinus

Nous ne craignons pas ceux
Qui dans la nuit nous guettent,
Les flamands et les gueux
A la taille d'athlète,
Ni même que les cieux
Nous tombent sur la tête

Refrain

Nous assistons au cours, jamais
Parfois avec courage
Nous bloquons certains jours, jamais
Sans trop de surmenage
Mais nous buvons toujours
Avec la même rage

Refrain

Et quand nous fermerons l'oeil,
Au soir de la bataile,
Pour fêter notre deuil,
Qu'on fasse une guindaille
Et pour notre cerceuil,
Qu'on prenne une futaille

Refrain

Et quand nous paraitrons, lalala
Devant le grand St Pierre
Sans peur nous lui dirons, lalala
Qu'autrefois sur la terre
Grand Saint nous n'aimions
Que les femmes et la bière

Refrain

Et quand nous serons pleins,
Nous irons jusqu'en Flandres,
Armés de gros gourdins,
Pour faire une belle esclandre,
Et montré au flamins
Comment on sait les prendre.

(Le dernier couplet n'est pas chanté, ainsi que les "Todi" et "A poil" qui sont réservés uniquement aux flamands)

Charlotte

Dans son boudoir, la petite Charlotte,
Chaude du con faute d'avoir un vit,
Se masturbait avec une carotte
et jouissait étendue sur son lit.

Branle, branle, branle Charlotte,
Branle, branle, ça fait du bien.
Branle, branle, branle ma chère,
Branle, branle, jusqu'à demain.

Ah ! disait elle, dans le siècle où nous sommes
Il faut savoir se passer des garçons,
Moi pour ma part je me fous bien des hommes,
Avec ardeur je me branle le con.

Alors sa main n'étant plus paresseuse,
Allait venait comme un petit ressort
Et faisait jouir la petite vicieuse,
Aussi ce jeu lui plaisait-il bien fort.

Mais oh malheur, oh fatale disgrâce,
La jouissance lui fit faire un brusque saut,
Du contre-coup la carotte se casse
Et dans le con il en reste un morceau.

Un médecin praticien fort habile
Fut appelé, qui lui fit bien du mal
Mais par malheur la carotte indocile
Ne pu sortir du conduit vaginal.

Mesdemoiselles que le sort de Charlotte
Puisse longtemps vous servir de leçon.
Ah! croyez moi, laissez là la carotte,
Préférez-lui le vit d'un beau garçon.

Cordonnier Pamphyle (le)

Le cordonnier Pamphyle
A élu domicile
Près d'un couvent de filles
Et bien il s'en trouva
Ahah! Ahah!
Et bien il s'en trouva (bis)

Car la gent monastique
Jetait dans sa boutique
Des trognons et des chiques
Restes de ses repas...

Un jour la soeur Charlotte
S'asticotait la motte
Avec une carotte
Grosse comme le bras...

Mais quel qu'effort qu'elle fasse
En vain elle se masse
Elle s'astique la conasse
Le foutre ne vient pas...

Mais comme tout a son terme,
Enfin jaillit le sperme,
Le con s'ouvre et se ferme
Et elle déchargea...

Alors toute contente
Elle retire de sa fente
La carotte écumante
Et elle la jeta...

Par un hasard comique
La carotte impudique
Tomba dans la boutique
Du cordonnier d'en bas...

Cré nom de dieu! Quelle chance,
Elle est à la sauce blanche,
Bourrons-nous en la panse.
Et il la boulotta...

Cré nom de dieu Fifine,
Cette carotte sent l'urine,
Elle a servi de pine
Et il la dégueula…

Dans les bois de Gembloux

Dans les bois de Gemloux
Les ptites filles ont des ptits trous
les graçons de gros bâtons
Le tiens, le miens, les nôtres
S’emboitent l’un dans l’autre.

Digue du cul (la)

La digue du cul, en revenant de Nantes (bis)
De Nantes à Montaigu,
La digue, la digue,
De Nantes à Montaigu,
La digue du cul.

Lève la jambe, voilà que ça entre, }
Lève la cuisse, cuisse, cuisse }
Voilà que ça glisse } (bis)
Oh! hisse

La digue du cul, je rencontre une belle (bis)
Qui dormait le cul nu,...

La digue du cul, je bande mon arbalète (bis)
Et la lui fous dans le cul,...

La digue du cul, la belle se réveille (bis)
Et dit:«J'ai le diable au cul!»,...

La digue du cul, non, ce n'est pas le diable (bis)
Mais mon gros dard velu,...

La digue du cul, qui bande et qui décharge (bis)
Et qui t'en fout plein le cul,...

La digue du cul, puisqu'il y est qu'il y reste (bis)
Et qu'il n'en sorte plus,...

La digue du cul, il fallu bien qu’il sorte (bis)
Il est rentre bien raide
La digue, la digue
Il en est sorti menu
La digue du cul

Fanchon

Amis, il faut faire une pause,
J'aperçois l'ombre d'un bouchon.
Buvons à l'aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose.

Et ah !
Ce que son entretien est bon
Qu'elle a de mérite et de gloire
Elle aime à rire, elle aime à boire }
Elle aime à chanter comme nous } (ter)
Oui comme nous,
Oui comme nous.

Fanchon, quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin.
Un bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.

Fanchon préfère la grillade
A d'autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat
Lorsqu'on lui verse une rasade.

Un jour le voisin La Grenade
Lui mit la main dans son corset,
Elle répondit par un soufflet
Sur le museau du camarade.

Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour,
Mais moi, si je lui fais la cour,
C'est pour m'enivrer avec elle.

Femme est morte (ma)

Jean l'autre soir, en montant l'escalier (bis),
Trouva sa femme étendue sur le palier (bis),
«Ohé, portier ! Ma femme est morte !
Venez, venez vite venez vite la chercher,
Ou bien je la fous derrière la porte.»

Car c'était elle qui foutait le chahut à la maison
La guenon, la poison, elle est morte !
Elle ne mettra plus de l'eau dedans mon verre
La guenon, la poison, elle est morte !

Lors Jean s'en fut réveiller les copains (bis)
Fit tant de potin qu'il fit lever Martin: (bis)
«Eh les copains ! ma femme est morte !
C'est moi qui vous paye la goutte demain matin
Si vous venez lui faire escorte.»

Lors Jean s'en vint trouver Monsieur le curé (bis)
Qui ronflait fort sous bon bonnet carré : (bis)
«Ohé, curé ! Ma femme est morte !
Donnez, donnez-lui toutes vos oraisons
Et puis que le diable l'emporte.»

Lors Jean s'en fut trouver le fossoyeur (bis)
Qui dans une tombe dormait à la fraîcheur: (bis)
«Oh fossoyeur ! Ma femme est morte !
Creusez, creusez vite un trou large et profond
De peur que la garce n'en sorte.»

Puis moult oignons, Jean s'en fut acheter (bis)
Pour qu'en son deuil, on le vit bien pleurer ! (bis)
«Ohé, fruitier ! Ma femme est morte !
Donnez, donnez-moi des oignons bien dorés
Pour que je la pleure de la sorte!»

Puis Jean s'en fut retrouver sa moitié
Sa garce de femme avait ressuscité :
«Ô Aglaé, tu n'es pas morte !»
Elle lui répondit, le pot de chambre au poing
«Voici la tisane que j' t'apporte.»

Et comme toujours, je fouttrai le chahut à la maison
Ta guenon, ta poison, n'est pas morte !
Et je mettrai encore de l'eau dedans ton verre
Ta guenon, ta poison, n'est pas morte !

Il faut boire

Quand on monde on est venus, (bis)
Braillants, suintants et tout nus.
Une voix dit péremptoire :

«Il faut boire, (bis)
Boire et toujours boire!»

Toute la vie durant (bis)
A la fête au premier rang (bis)
Pour submerger nos déboires :

Dans nos goussets trop souvent, (bis)
Ne résonne que le vent. (bis)
Aux frais d'une bonne poire :

Sans soucis du lendemain, (bis)
En attendant l'examen, (bis)
Au diplôme aléatoire :

Tant que nos femmes auront (bis)
Seins jeunes, fermes et ronds, (bis)
Lèvres en feu, prunelles noires :

Quand la Camarde viendra (bis)
Nous cueillir entre ses bras (bis)
Pour finir gaiement l’histoire :

Légionnaire (le)

Il est sur la terre africaine
Un régiment dont les soldats, dont les soldats
Sont tous des gars qui n'ont pas de veine
C'est la légion et nous voilà, oui nous voilà
Pour ceux qui aiment la discipline
Faut être passé par Biribi, par Biribi
Avoir goûté de la praline
Et travaillé du bistouri, du bistouri

Et on s'en fout, et après tout qu'est ce que ça fout, la, la, la
En marchant sur la grand-route
Souviens-toi, oui souviens-toi, ah ah ah
Les anciens l'ont fait sans doute
Avant toi, oui avant toi, ah ah ah
De Gabès à Ténériffe
De Tanger à Tombouctou
Sac au dos dans la poussière
Marchons les légionnaires

J'ai vu mourir un pauvre gosse
Un pauvre gosse de dix-huit ans, de dix-huit ans
Tué par une balle atroce
Il est mort en criant maman, criant maman
Je lui ai fermé les paupières
Recueilli son dernier soupir, dernier soupir
J'ai écrit à sa pauvre mère
Qu'un légionnaire, ça sait mourir, ça sait mourir

Et puisqu'on n'a jamais eu de veine
Pour sûr qu'un jour on y crèvera, on y crèvera
Sur cette putain de terre africaine
Enterrés sous le sable chaud, le sable chaud
Avec pour croix une baïonnette
Plantée là où on est tombés, on est tombés
Qui voulez-vous qui nous regrette
Puisqu'on est tous des réprouvés, des réprouvés

Mère Gaspard (la)

Allons la mère Gaspard
Encore un verre (bis)
Allons la mère Gaspard
Encore un verre
il se fait tard
Si l’paternel
Si l’paternel revient
On lui dira
Qu’son fils est toujours plein, plein, plein, …

Moines de Saint Bernardin (les)

Nous sommes les moines de Saint Bernardin (bis)
Qui nous couchons tard et nous levons matin (bis)
Pour aller à matines, vider quelques flacons
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie ah! ah! }
Et voilà la vie que tous les moines font. } (bis)

Pour notre déjeuner du bon chocolat (bis)
Et du bon café que l'on nomme moka (bis)
Et la tarte sucrée et les marrons de Lyon
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

Pour notre dîner de bons petits oiseaux (bis)
Que l'on nomme caille bécasse ou perdreau (bis)
Et la fine andouillette et la tranche de jambon
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

Pour notre coucher dans un lit aux draps blancs (bis)
Une jeune nonne de quinze à seize ans (bis)
A la taille bien faite et aux nichons bien ronds
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

La nuit tous ensemble nous nous enculons (bis)
Et puis jusqu'au jour ensemble nous buvons (bis)
Après dessous la table nous roulons et dormons
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

Si c'est là la vie que les moines font (bis)
Je me ferai moine avec ma Jeanneton (bis)
Et couché sur l'herbette je lui chatouillerai le bouton
Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

Plaisir des dieux (le)

Du dieu Vulcain quand l'épouse mignonne
Va boxonner loin de son vieux sournois
Le noir époux que l'Amour aiguillonne
Tranquillement se polit le chinois
"Va-t-en", dit-il à sa fichue femelle
Je me fous bien, de ton con chassieux
De mes cinq doigts, je fais une pucelle
Masturbons-nous, c'est le plaisir des dieux!

Bas! Laissons lui ce plaisir ridicule
Chacun d'ailleurs s'amuse à sa façon
Moi je préfère la manière d'Hercule
Jamais sa main ne lui servit de con
Le plus sale con, la plus vieille fendasse
Rien n'échappait à son vit glorieux
Nous serons fiers, de marcher sur ses traces
Baisons, baisons, c'est le plaisir des dieux!

Du dieu Bacchus quand accablé d'ivresse
Le vit mollit et sur le con s'endort
Soixante-neuf et le vit se redresse
Soixante-neuf ferait bander un mort
Oh! Clitoris ton parfum de fromage
Fait regimber nos engins glorieux
A ta vertu, nous rendons tous hommage
Gamahuchons, c'est le plaisir des dieux!

De Jupiter façon vraiment divine
Le con lui pue, il aime le goudron
D'un moule à merde, il fait un moule à pine
Et bat le beurre au milieu de l'étron
Cette façon est cruellement bonne
Pour terminer un gueuleton joyeux
Après le dessert on s'encule en couronne
Enculons-nous, c'est le plaisir des dieux!

Quand à Pluton avec sa large panse
Le moindre effort lui semble fatiguant
Aussi veut-il éviter la dépense
Faire sucer son pénis arrogant
Et nous, rêvant aux extases passées
Tout languissant, nous réjouissons nos yeux
Et laissant faire une amante empressée
Faisons pomper, c'est le plaisir des dieux!

Au reste ami qu'on en fasse à sa tête
Main, bouche, con, cul, au plaisir tout est bon
Sur quelqu'autel qu'on célèbre la fête
Toujours là-haut on est sûr du pardon
Foutre et jouir, voilà l'unique affaire
Foutre et jouir, voilà quels sont nos voeux
Foutons amis qu'importe la manière
Foutons, foutons, c'est le plaisir des dieux

Quatre jouissances (les)

La femme qui pète au lit, qui pète au lit,
Éprouve quatre jouissances :
Elle bassine son lit, bassine son elle,
Elle soulage sa pense,
Elle entend son cul qui chante, }
Elle emmerde son mari! } (bis)

A-fond liégeois

Amis, il existe un moment
Où les femmes les filles et les mères.
Amis, il existe un moment
Où les femmes ont besoin d'un amant.

Qui les chatouillent,
Jusqu'à ce qu'elles mouillent
Et qui les baisent,
Le cul sur une chaise.

Amis, pour bien chanter l'amour,
Il faut boire, il faut boire, il faut boire.
Amis pour bien chanter l'amour,
Il faut boire la nuit et le jour.

A la santé du p'tit conduit par où Margot fait pipi,
Margot fait pipi par son p'tit con-con,
Par son p'tit duit-duit,
Par son p'tit conduit.
A la santé du p'tit conduit par où Margot fait pipi.

Il est en face du troula troula troula troulalère
Il est en face du troula troula troula troulala,
Il est à gauche du...
Il est à droite du...
Il est en haut du...
Il est en bas du...
Il est très loin du...
Il est très près du...
Il va passer par...

Vérolés, verre aux lèvres,
Une minute de silence,
Un instant de receuillenment,
Une seconde d'abnégation,
Vérolés, verre aux lèvres
A-Fond.

Il est passé par...
Il sortira par...

Gaudeamus igitur

Gaudeamus igitur, iuvenes dum sumus (bis)
Post iucundam iuventutem
Post molestam senecutem
Nos habebit humus (bis)

Ubi sunt qui ante nos, in mundo fuere (bis)
Vadite ad superos
Transite ad inferos
Ubi iam fuere (bis)

Vita nostra brevis est brevi finietur (bis)
Venit mors velociter
Rapit nos atrociter
Nemini parcetur (bis)

Vivat Academia, vivant Professores (bis)
Vivat membrum quodlibet
vivent membra quaelibet
Semper sint in flore (bis)

Vivant omnes virgines, faciles, formosae (bis)
Vivant et mulieres
Tenerae, amabiles
Bonae, laboriosae ! (bis)

Vivat et respublica et qui illam regit (bis)
Vivat nostra civitas
Maecenatum caritas
Quae nos hic protegit (bis)

Pereat tristitia, pereant osores (bis)
Pereat diabolus
Patrie maledictus
Atque irrisores ! (bis)

Traduction

Réjouissons-nous tant que nous sommes jeunes
Après une jeunesse agréable
Après une vieillesse pénible
La terre nous aura

Où sont ceux qui furent sur terre avant nous
Ils ont été vers les cieux
Ils sont passés dans les enfers
Où ils ont déjà été

Notre vie est brève, elle finira bientôt
La mort viendra rapidement
Nous arrache atrocément
En n'épargnant personne

Vive l'école, vivent les professeurs
Que chaque membre vive
Que tous les membres vivent
Qu'ils soient toujours florissants !

Que vivent toutes les vierges, faciles, belles
Vivent les femmes
Tendres, aimables
Bonnes, travailleuses !

Vive l'Etat et celui que le dirige
Vive notre cité
Et la générosité des mécènes
Qui nous protège ici

Que s'en aillent la tristesse, les ennuis
Que s'en aille le diable
Maudit par la patrie
Et des autres

Rem : On ne chante en Belgique que les couples 1/2/5/7

Fusil (le)

J'avais quinze ans et la passion des armes,
Un beau fusil tout neuf et tout luisant.
J'aurais voulu connaître les alarmes
Et les combats de tout soldat vaillant.
Mon père était de la garde civique,
Pour son ardeur on l'admirait beaucoup.
Ah mes amis ah quel plaisir unique, }
Quand on voyait papa tirer son coup} BIS

Un beau matin je lui dis petit père,
J'ai mes quinze ans et je voudrais essayer
Le beau fusil que naguère avec ma mère
Tu mis neuf mois à me pouvoir fabriquer.
Mon père me dit d'une voix martiale
"Ta noble ardeur me réjouit beaucoup,
Voici mon fils, voici toujours cinq balles, }
Va-t-en mon fils, va-t-en tirer ton coup" } BIS

En ce temps là vint un tir à la mode,
Qui s'établit je crois rue du persil,
Je m'en fut donc vers cet endroit commode
Pour essayer mon excellent fusil.
Toutes les cibles étaient belles et roses,
Mon beau fusil se dressa tout à coup.
Je déchargeai et je fis une rose, }
A mes amis que c'est bon le premier coup. } BIS

En peu de temps ma renommée fut grande,
De nobles dames se disputaient l'honneur
De chatouiller avec leurs mains fringantes,
Le beau fusil d'un si parfait chasseur.
Toutes les nuits j'étais à l'exercice,
Ma cartouchière n'était jamais à bout.
Mais maintenant j'use d'un artifice, }
Je ne veux plus par nuit tirer qu'un coup. } BIS

Et maintenant le beau fusil qui naguère,
A de si haut faits si souvent abusé
Repose en paix au musée de la guerre,
Où il surmonte deux vieux boulets usés.
Il a connu tant de chaudes alarmes
Et tant de combats livrés coup sur coup
Que si parfois il verse encore une larme, }
C'est par regret de ne plus tirer son coup. } BIS

Brabançonne

Noble Belgique, ô mère chérie,
A toi nos coeurs, a toi nos bras,
A toi notre sang, mère patrie,
Nous le jurons tous tu vivras.
Tu vivras toujours grande et belle,
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
"Le roi, la loi, la liberté"
Aura pour devise immortelle :
"Le roi, la loi, la liberté"

Trois orfèvres

Trois orfèvres, à la St Éloi,
S'en allèrent dîner chez un autre orfèvre.
Trois orfèvres, à la St Éloi,
S'en allèrent dîner chez un autre bourgeois !
Ils ont baisé toute la famille,
La mère aux tétons,
le père au cul, la fille au con.

Relevez la belle, votre blanc jupon,
Qu'on vous voit le cul, qu'on vous voit les fesses,
Relevez la belle, votre blanc jupon,
Qu'on vous voit le cul, qu'on vous voit le con !

La servante, qui avait tout vu,
Leur dit : «foutez moi votre pine aux fesses !»
La servante, qui avait tout vu,
Leur dit : «foutez moi votre pine au cul !»
Ils l'ont baisée le cul sur une chaise,
La chaise a cassé,
ils sont tombés, sans débander !

Les Orfèvres, non content de ça,
Montèrent sur le toi, pour baiser minette.
Les Orfèvres, non content de ça,
Montèrent sur le toi, pour baiser le chat.
«Chat, petit chat, chat tu m'égratignes,
Petit polisson, tu m'égratignes les roustons !»

Les orfèvres, chez un pâtissier,
S'en allèrent manger quelques friandises.
Les orfèvres, chez un pâtissier,
Par les petits mitrons se firent enculer.
Puis voyant leurs vits pleins de merde,
Ils ont bouffés ça en guise d'éclair au chocolat.

Les orfèvres, au son du canon,
Se retrouveront tous à la frontière.
Les orfèvres, au son du canon,
En guise de boulets lanceront des étrons.
Bandant tous, ainsi que des carmes
A grand coup de vits
Repousseront les ennemis.

La femme du Roulier

Il est minuit,
La femme du roulier
S'en va de porte en porte,
De taverne en taverne,
Pour chercher son mari
Tireli,
Avec une lanterne. (bis)

"Madam' l'hôtesse,
Où donc est mon mari?"
"Ton mari est ici,
Il est dans la soupente,
Il y prend ses ébats,
Tirela,
Avec notre servante." (bis)

"Cochon d' mari,
Pilier de cabaret,
Ainsi tu fais la noce,
Ainsi tu fais ripaille,
Pendant que tes enfants,
Tirelan,
Sont couchés sur la paille." (bis)

"Et toi la belle,
Aux yeux de merlan frit,
Tu m'as pris mon mari
Je vais te prendr' mesure
D'un' bonn' culott' de peau,
Tirelo,
Qui ne craint pas l'usure." (bis)

"Tais-toi, ma femme
Tais-toi, tu m' fais chier
Dans la bonn' société
Est-ce ainsi qu'on s' comporte?
J' te fous mon pied dans l' cul
Tirelu,
Si tu n' prends pas la porte." (bis)

"Pauvres enfants,
Mes chers petits enfants,
Plaignez votre destin
Vous n'avez plus de père;
Je l'ai trouve couché
Tirelé,
Avec une autre mère." (bis)

"Il a raison,
S'écrièrent les enfants,
D'aller tirer son coup
Avec la cell' qu'il aime,
Et quand nous serons grands,
Tirelan,
Nous ferons tous de même." (bis)

"Méchants enfants,
Sacrés cochons d'enfants",
S'écrie la mèr' furieuse
Et pleine de colère
"Vous serez tous cocus
Tirelu,
Comm' le fut votre père." (bis)

Le Hussard de la garde

1. C'était un hussard de la garde
Qui revenait de garnison
De Briançon
Portant sa pine en hallebarde
Agrémentée de deux roustons
Pleins de morpions

Vivre sans souci
Boir' du purin, manger d' la merde
C'est le seul moyen
De ne jamais crever de faim
O merde, merde divine!
Toi seule a des appas
La rose a des épines
Toi, merde, tu n'en as pas

2. En descendant de la rue Trouss'couille
Il rencontra la garc' Manon
Qui pue du con
Il lui dit: "Ma chaste vadrouille
Le régiment s'en va demain
La pine en main"

3. En vain Manon se désespère
De voir partir tous ses amis
Avec leurs vits
Ell' va trouver Madam' sa Mère
Lui dit: "Je veux partir aussi
Sacrée chipie"

4. "Ma fill', ma sacrée garc' de fille,
N'vas pas avec ce hussard-là
Il te perdra!
Ils t'ont fendue jusqu'au nombril(e)
Ils te fendraient jusqu'au menton
La peau du con"

5. "Ma fill', ma sacrée garc' de fille
Quand s'ra parti ce hussard-là
Tu te branl'ras
Je t'achèt'rai une cheville
Avec laquelle tu t' masturb'ras
A tour de bras"

6. "Ma mèr', mon vieux chameau de mère
Quand tu parles de me branler
Tu m' fais chier
Un vit, ça sort de l'ordinaire
Ca vous laisse un doux souvenir
Qui fait jou-ir"

7. La garc' s'est quand mêm' laissée faire
Par le hussard qui la pressait
De se donner
Il lui mit un' si longue affaire
Que ça ressortait par le nez
Ca l'a tuée

8. Manon, la sacrée garce est morte
Morte comme elle avait vécu
La pine au cul
Le corbillard est à sa porte
Traîné par quatr' morpions en deuil
La larme à l'oeil

9. Ils l'ont conduite au cimetière
Et sur sa tombe ils ont gravé
Tous ces couplets
Mais le fossoyeur par derrière
L'a déterrée et l'a violée
Ca lui manquait

10. L'auteur de cette barcarolle
Est un bon hussard à chevrons
Foutu cochon!
Quand il mourut de la vérole
Les asticots qui l'ont bouffé
Ont dégueulé

Léon et Valérie

Sur l'herbette fleurie
Au fond du jardinet
Léon et Valérie
Faisaient des cumulets ...

Et autre chose aussi
Que je n'ose pas dire
Et autre chose aussi
Que je n' dit pas ici..

Il la prend, il la baise,
La couch' sur le gazon,
Et là, tout à son aise,
Lui caress' le menton ...

Mais Léon bien peu sage
Enivré par l'ardeur,
Lui montre qu'à son âge
On a toujours du coeur ...

Valérie enflammée
Lui dit, d'un ton charmant:
"Dieu! que je suis aimée!
Que ton amour est grand" ...

La belle toute émue
Se redressant soudain,
Lui dit: "Léon, je sue
Retire donc ta main" ...

Le curé du village
Les voyant si joyeux,
Sentit malgré son âge
Se dresser les cheveux ...

Et depuis l'aventure,
Savez-vous ce qu'on dit?
On dit que la ceinture
De Valérie grossit ...

Jeun's gens un peu lurons,
Ecoutez bien ceci:
Les fill's de mon pays
Ont le coeur très profond ...

La chanson du Roi Albert

1. C'était un soir sur les bords de l'Yser(e)
Un soldat belg' qui montait la faction;
Vinr'nt à passer trois braves militaires
Parmi lesquels se trouvait le Roi Albert
"Qui vive-là, cria la sentinelle,
Qui vive-là, vous ne passerez pas;
Si vous passez, craignez ma baïonnette,
Retirez-vous, vous ne passerez pas (bis)
Halte là!,"

2. Le Roi Albert mit la main à la poche:
"Tiens, lui dit-il, et laisse-nous passer "
"Non, répondit la brave sentinelle
L'argent n'est rien pour un vrai soldat belg'
Dans mon pays, je cultivais la terre,
Dans mon pays, je gardais les moutons:
Mais maintenant que je suis militaire
Retirez-vous, vous ne passerez pas (bis)
Halte là!"

3. Le Roi Albert dit à son capitaine:
"Fusillons-le, c'est un mauvais sujet
Fusillons-le, passons-le par les armes
Fusillons-le, et puis nous passerons "
"Fusillez-moi, cria la sentinelle,
Fusillez-moi vous ne passerez pas,
Si vous passez, craignez ma baïonnette,
Retirez-vous, vous ne passerez pas (bis)
Halte là!"

4. Le lendemain, au grand conseil de guerre
Le Roi Albert l'appela par son nom: " Hé Julot!
Tiens, lui dit-il, voici la croix de guerre,
La croix de guerre et la décoration,"
" Ah, que dira ma douce et tendre mère,
En nie voyant tout couvert de lauriers;
La croix de guerr' pend à ma boutonnière,
Pour avoir dit: vous ne passerez pas (bis)
Halte là!"

Les cent Louis d'Or

1. Un soir étant en diligence,
Sur une route entre deux bois,
Je branlais avec assurance
Une fillette au frais minois
J'avais retroussé sa chemise
Et mis le doigt sur son bouton
Et je bandais malgré la bise,
A déchirer mon pantalon
Pour un quart d'heure entre ses cuisses
Un prince eût donné un trésor,
Et moi j'aurais, Dieu me bénisse,
J'aurais donné cent louis d'or!

2. Las de branler sans résistance,
La tête en feu la pine aussi,
Je pris sa main quelle indécence!
Et la mis en forme d'étui
Je jouissais à perdre haleine
Je déchargeai, quel embarras!
Sa main sa robe en étaient pleines
Mais cela ne suffisait pas
Sentant rallumer ma fournaise,
Je lui dis: " Tiens fais plus encore,
Sortons d'ici que je te baise
Je te donne cent louis d'or! "

3. La belle alors, toute confuse,
Me répondit ingénument:
" Pardon Monsieur, si je refuse
Ce que vous m'offrez galamment;
Car j'ai juré de rester sage
Pour mon fi-ancé, mon mari
De conserver mon pucelage,
Il ne sera jamais qu'à lui "
" Tu n'auras pas le ridicule,
Dis-je, d'arrêter mon essor,
Permets au moins que je t'encule,
Je te promets cent louis d'or! "

4. Au premier relais sur la route,
Nous descendîmes promptement
Au cul il faut que je te foute,
Ne pouvant te foutre autrement
Dans une auberge nous entrâmes,
Tout s'y trouvait bon feu, bon lit
Brûlant d'amour, nous couchâmes:
Je l'enculai toute la nuit
Mais pour changer de jouissance,
Je lui dis: "Tiens, fais plus encore',
Livre ton con et tout d'avance
Je te promets cent louis d'or!"

5. "Je veux bien sans plus de harangue,
Dit-elle en me suçant le gland
Livrer mon con à votre langue,
Pour ne pas trahir mon serment "
Aussitôt, placés tête bêche
Comme deux amants dans le lit,
Avec ardeur, moi je la lèche
Pendant qu'elle suce non vit
Mais la voyant bientôt pâmée
Je puis lui ravir son trésor,
Et je me dis, la pine entrée:
Je gagne mes cent louis d'or!

6. Huit jours après cette aventure,
J'étais de retour à Paris
Ne prenant plus de nourriture
Restant tout pensif au logis
A la gorge, ainsi qu'à la pine,
J'avais, c'était inquiétant,
Chancres poilus, on le devine,
Et chaude-pisse, en même temps
Prenant le parti le plus sage,
Je me transportai chez Ricord(1),
Qui me dit: "Un tel pucelage,
Vous coûtera cent louis d'or!"

La chanson de Bicêtre

1. Dans ce Bicêtre où l'on s'embête
Loin de Paris que je regrette,
J'ai bien souvent et longtemps médité
Sur la vieillesse et la caducité
Or, écoutez ce refrain de Bicêtre,
Cette leçon vous servira peut-être:

On n' peut pas bander toujours,
Il faut jouir de ses roupettes,
On n' peut pas bander toujours,
Il faut jouir de ses amours

2. D'un vieux, un jour je tenais la quéquette
La sonde en main, de l'autre la cuvette,
Pendant ce temps, mon esprit méditait,
Ce que tout bas une voix me disait:
"Prenez bien soin de ces pauvres gogottes,
Vous en viendrez à pisser sur vos bottes "

4. Quand la vieilless' triste et caduque
Vous foutra son pied sur la nuque
Quand votre vit, à jamais désossé,
Sur vos roustons pendra flasque et glacé
Au même instant, crachez au nez du traître
Répétez-lui ce refrain de Bicêtre:

3. ldiot, fou, épileptique
Sont des arguments sans réplique
Tout dépérit, le pauvre genre humain
N'a plus d'espoir que dans le carabin
Or, pour créer une race nouvelle,
Jamais, enfants, ne mouchez la chandelle

5. À l'œuvre donc, jeunes athlètes!
Gaillardement engrossez les fillettes!
Baisez, foutez, ne craignez nul écueil!
Quand on est jeune, il faut baiser à l’œil
Avec le temps, Vénus devient avare,
Aux pauvres vieux, le coup est cher et rare!

La Ceinture

1. Partant pour la croisade, un Sire fort jaloux
De l'honneur de son nom et de son droit d'époux,
Fit faire une ceinture à solide fermoir
Qu'il attacha lui-même à sa femme un beau soir.

Tralalalalalère,
Tralalalalala,
Tralalalalalère,
Tralalalalala.

2. Une fois son honneur solidement bouclé,
Le Sire s'en alla en emportant la clef
Depuis la tendre Yseult soupire nuit et jour:
"Quand donc t'ouvriras-tu, prison de mes amours?"

3. Elle fit la rencontr' le soir au fond d'un bois,
D'un jeune troubadour, poète montmartrois,
Elle lui demanda gentiment d'essayer
Si d'un poèt' l'amour peut faire un serrurier.

4. Elle était désirable et belle tant et tant,
Que le fermoir céda et qu'elle en fit autant
Depuis bientôt deux ans durait leur tendre amour,
Quand le seigneur revint avec corn's et tambours.

5. La belle étant enceint' depuis bientôt neuf mois,
S'écria: "Sur ma vie, quel malheur j'entrevois,
En mettant la ceinture et la serrant un peu
Notre seigneur jaloux n'y verra que du feu".

6. Le sir' s'en aperçut et se mit en courroux,
"Seigneur, s'écria-t-ell', cet enfant est de vous!
Depuis votre départ, votre fils enfermé
Attend votre retour, pour être délivré".

7. "Miracle, cria-t-il, femme au con vertueux,
Ouvrons vite la porte au fils respectueux!"
De joie, la tendre Yseult, à ces mots, enfantait
Et depuis, la ceintur', c'est lui qui s' la mettait.

Valeureux Liégeois

Valeureux Liégeois,
Fidèle à ma voix,
Vole à la victoire.
Et la liberté,
De notre cité,
Te couvrira de gloire.

César vainqueur de l'univers,
Te décerna le titre de brave,
Des Romains tu brisas les fers,
Jamais tu ne vécus esclave.

Refrain

Célébrons par nos accords,
Les droits sacrés d'une si belle cause,
Et rions des vains efforts,
Que l'ennemi nous oppose.

Refrain

A-s’ veyou - L’Torè !
Est-i bê ? - Awè !
Ki magne-t-i ? - Dès porês !
Ki beût-i ? - Dès pèkèts !
Ki fèt-i ? - Dès p’tits vês !
En a-t-i ? - Awè !
Kimin sont-èlles ? - Hénaurmes !

La la la la La la la la la . . .

Et co’n fèye po nin l’rouvî . . . - Allons Lîdge !