Le Comité de Baptême de Seraing

Chants

  • A-fond liégeois


    Amis, il existe un moment
    Où les femmes les filles et les mères.
    Amis, il existe un moment
    Où les femmes ont besoin d'un amant.

    Qui les chatouillent,
    Jusqu'à ce qu'elles mouillent
    Et qui les baisent,
    Le cul sur une chaise.

    Amis, pour bien chanter l'amour,
    Il faut boire, il faut boire, il faut boire.
    Amis pour bien chanter l'amour,
    Il faut boire la nuit et le jour.

    A la santé du p'tit conduit par où Margot fait pipi,
    Margot fait pipi par son p'tit con-con,
    Par son p'tit duit-duit,
    Par son p'tit conduit.
    A la santé du p'tit conduit par où Margot fait pipi.

    Il est en face du troula troula troula troulalère
    Il est en face du troula troula troula troulala,
    Il est à gauche du...
    Il est à droite du...
    Il est en haut du...
    Il est en bas du...
    Il est très loin du...
    Il est très près du...
    Il va passer par...

    Vérolés, verre aux lèvres,
    Une minute de silence,
    Un instant de receuillenment,
    Une seconde d'abnégation,
    Vérolés, verre aux lèvres
    A-Fond.

    Il est passé par...
    Il sortira par...
  • Ah ! Que nos pères étaient heureux


    Ah! Que nos pères étaient heureux (bis)
    Quand ils étaient à table,
    Le vin coulait à côté d'eux (bis)
    Ca leur était fort agréable.

    Et ils buvaient à leurs tonneaux,
    Comme des trous, (bis)
    Morbleu! Bien autrement que nous! (bis)

    Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
    Ni verres de Venise,
    Mais ils avaient des gobelets (bis)
    Aussi grands que leurs barbes grises.

    Ils ne savaient ni le latin,(bis)
    Ni la théologie,
    Mais ils avaient le goût du vin (bis)
    C'était là leur philosophie.

    Quand ils avaient quelque chagrin (bis)
    Ou quelque maladie,
    Ils plantaient là le médecin (bis)
    L'apothicaire, sa pharmacie.

    Et quand le petit dieu Amour (bis)
    Leur envoyait quelque donzelle,
    Sans peur, sans crainte et sans détour (bis)
    Ils plantaient là la demoiselle.

    Celui qui planta le provin (bis)
    Au beau pays de France,
    Dans le flot du rubis divin, (bis)
    Sut planté là notre espérance.

    Amis, buvons à nos tonneaux,
    Comme des trous (bis)
    Morbleu! L'avenir est à nous! (bis)
  • Au 31 du mois d’août


    Au trente et un du mois d'août, (bis)
    Nous vîmes venir sous le vent à nous, (bis)
    Une frégate d'Angleterre
    Qui fendait la mer (z)et les flots,
    C'était pour bombarder Bordeaux.

    Buvons un coup, lala
    Buvons en deux , c'est mieux !!
    A la santé des amoureux,
    A la santé du roi de France.
    Et merde pour le roi d'Angleterre
    Qui nous a déclaré la guerre !!

    Le capitaine du bâtiment (bis)
    Fit appelé son lieutenant: (bis)
    «Lieutenant, te sens tu capable,
    De prendre l'anglais à son bort,
    On verra bien qui sera le plus fort !»

    Le Lieutenant fier (z)et hardi (bis)
    Lui répondit : «capitaine (z)oui ! (bis)
    Fais branle bas à tout l'équipage
    Je vais hisser le pavillon
    Qui restera haut nous le jurons !

    Le maître donne son coup de sifflet (bis)
    En haut larguez les perroquets ! (bis)
    Larguez les ris et vent arrière !
    Laissez porter jusqu'à son bord,
    On verra bien qui sera le plus fort !

    Vire sur lof sur lof au même instant (bis)
    Nous l'attaquâmes par son avant. (bis)
    A coups de haches d'abordage,
    De sabres, piques et mousquetons,
    Nous l'eûmes vite mis à la raison !

    Que dira-t-on du dit bateau, (bis)
    En Angleterre (z)et à Bordeaux (bis)
    Qu'a laissé prendre son équipage
    Par un corsaire de six canons,
    Lui qu'en avait trente et des si bon Morbleu!
  • Ballade du mutant (la)


    Corporatio Bruxellensis - Festival de la Chanson Estudiantine, ULB- CP 1981

    Il est né un soir près d'une centrale nucléaire
    D'un père alcoolique et d'une mère éthéromane.
    Il avait trois jambes, de longs bras tous verts,
    Son grand nez tout jaune luisait comme une banane

    Qu'il soit vert ou bleu depuis sa naissance,
    Il a les yeux rouges, il est plein d'excroissances,
    Qu'il soit asthmatique, goitreux ou rampant.
    Malheur à celui qui blesse un mutant.

    Dans l'institution où l'on plaça le p'tit chauve
    Il faisait bien rire avec sa douzaine de doigts.
    Il faut reconnaître qu'une main toute mauve
    Ca n'est pas courant sur la tête d'un p'tit gars.

    Il y avait des jours où c'était dur pour le pauvre gosse,
    Quand avec une sonde il fallait l'alimenter.
    Car je ne vous l'ai pas dit, mais en plus de sa bosse
    Le pauvre chéri était paralysé.

    Et quand il eut l'âge enfin d'aller vers les filles,
    Qu'il voulut sortir sa queue en forme de tire-bouchon,
    Sa petite peau flasque était molle et sans vie
    Et sa couille unique avait l'air d'un ballon.
  • Bière (la)


    Elle a vraiment d'une bière flamande,
    L'air avenant, l'éclat et la douceur.
    Joyeux Wallons, elle nous affriande
    Et le Faro trouve en elle une soeur.

    A plein verre, mes bons amis,
    En la buvant, il faut chanter la bière.
    À plein verre, mes bons amis,
    Il faut chanter la bière du pays.

    Voyez là-bas la kermesse en délire:
    Les pots sont pleins, jouez ménétriers!
    Quels jeux bruyants et quels éclats de rire!
    Ce sont encore des Flamands de Teniers!

    Aux souverains, portant tout haut leurs plaintes,
    Bourgeois jaloux des droits de la cité,
    Nos francs aïeux, tout en vidant leur pinte,
    Fondaient les arts avec la liberté.

    Quand leurs tribuns, à l'attitude altière,
    Faisaient sonner le tocsin des beffrois,
    Tous ces fumeurs, tous ces buveurs de bière,
    Savaient combattre et mourir pour leurs droits.

    Belges, chantons à ce refrain à boire!
    Peintres, guerriers qui nous illustrent tous,
    Géants couchés dans leur linceul de gloire,
    Vont se lever, pour redire avec nous :

    Salut à toi, bière limpide et blonde!
    Je tiens mon verre, et le bonheur en main
    Ah! J'en voudrais verser à tout le monde,
    Pour le bonheur de tout le genre humain.
  • Bonsoir Mareye Clap’sabot


    Bonsoir, Mareye Clap' sabot
    R'trossez bien vos' cotte
    Quand vos irez tchîre
    Bonsoir Mareye Clap' sabot
    R'trossez bien vos' cotte
    Quand vos irez cô.

    Bonsoir, Bonsoir,
    Bonsoir, Mareye Clap'sabot,
    Bonsoir, Bonsoir,
    Bonsoir, Mareye Clap'sabot,

    D'Joseph, vos avez des piaux
    Dji les a veyou
    Corir sur vos' tiesse
    D' Joseph, vos avez des piaux
    Dji les a veyou
    Corir sur vos' cou
  • Brabançonne


    Noble Belgique, ô mère chérie,
    A toi nos coeurs, a toi nos bras,
    A toi notre sang, mère patrie,
    Nous le jurons tous tu vivras.
    Tu vivras toujours grande et belle,
    Et ton invincible unité
    Aura pour devise immortelle :
    "Le roi, la loi, la liberté"
    Aura pour devise immortelle :
    "Le roi, la loi, la liberté"
  • Brabançonne d’une putain (la)


    Je me souviens, lorsque j'étais jeune fille,
    D'un jeune garçon qui passait par bonheur
    Il me trouva si jeune et si jolie
    Qu'il me fit voir sa grosse pine en chaleur
    Et tout d'un coup, sous mes jupons s'élance
    L'énorme queue qu'il tenait à la main,
    Il déchira mon voile d'innocence
    Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)

    Je ne sais pas si j'étais un peu coquine
    J'aimais déjà qu'on me chatouillât le bouton,
    J'avais goûté de ce bon jus de pine,
    J'avais reçu du foutre dans le con,
    J'avais baisé, je n'étais plus pucelle,
    Je chérissais le métier de putain,
    Plus je baisais plus je devenais belle,
    Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)

    Quoique je ne sois qu'une fille publique
    J'ai de l'amour et de l'humanité
    Tout citoyen de notre libre Belgique
    Doit baiser et de jouir en liberté,
    Pour de l'argent, le riche aura ma fente
    Le pauvre, lui, peut en jouir pour rien,
    Pour soulager l'humanité souffrante
    Voilà pourquoi je me suis fait putain ! (ter)
  • Chant des étudiants wallons (le)


    Que jusque tout au bord,
    L'on remplisse nos verres,
    Qu'on les remplisse encore
    De la même manière
    Car nous sommes les plus forts
    Buveurs de blonde bière

    Car nous restons, (Todi)
    De gais wallons, (A poil)
    Digne de nos aïeux Nom de Dieu
    Car nous sommes commes eux Nom de Dieu
    Disciple de Bacchus et du roi Gambrinus

    Nous ne craignons pas ceux
    Qui dans la nuit nous guettent,
    Les flamands et les gueux
    A la taille d'athlète,
    Ni même que les cieux
    Nous tombent sur la tête

    Refrain

    Nous assistons au cours, jamais
    Parfois avec courage
    Nous bloquons certains jours, jamais
    Sans trop de surmenage
    Mais nous buvons toujours
    Avec la même rage

    Refrain

    Et quand nous fermerons l'oeil,
    Au soir de la bataile,
    Pour fêter notre deuil,
    Qu'on fasse une guindaille
    Et pour notre cerceuil,
    Qu'on prenne une futaille

    Refrain

    Et quand nous paraitrons, lalala
    Devant le grand St Pierre
    Sans peur nous lui dirons, lalala
    Qu'autrefois sur la terre
    Grand Saint nous n'aimions
    Que les femmes et la bière

    Refrain

    Et quand nous serons pleins,
    Nous irons jusqu'en Flandres,
    Armés de gros gourdins,
    Pour faire une belle esclandre,
    Et montré au flamins
    Comment on sait les prendre.

    (Le dernier couplet n'est pas chanté, ainsi que les "Todi" et "A poil" qui sont réservés uniquement aux flamands)
  • Charlotte


    Dans son boudoir, la petite Charlotte,
    Chaude du con faute d'avoir un vit,
    Se masturbait avec une carotte
    et jouissait étendue sur son lit.

    Branle, branle, branle Charlotte,
    Branle, branle, ça fait du bien.
    Branle, branle, branle ma chère,
    Branle, branle, jusqu'à demain.

    Ah ! disait elle, dans le siècle où nous sommes
    Il faut savoir se passer des garçons,
    Moi pour ma part je me fous bien des hommes,
    Avec ardeur je me branle le con.

    Alors sa main n'étant plus paresseuse,
    Allait venait comme un petit ressort
    Et faisait jouir la petite vicieuse,
    Aussi ce jeu lui plaisait-il bien fort.

    Mais oh malheur, oh fatale disgrâce,
    La jouissance lui fit faire un brusque saut,
    Du contre-coup la carotte se casse
    Et dans le con il en reste un morceau.

    Un médecin praticien fort habile
    Fut appelé, qui lui fit bien du mal
    Mais par malheur la carotte indocile
    Ne pu sortir du conduit vaginal.

    Mesdemoiselles que le sort de Charlotte
    Puisse longtemps vous servir de leçon.
    Ah! croyez moi, laissez là la carotte,
    Préférez-lui le vit d'un beau garçon.
  • Cordonnier Pamphyle (le)


    Le cordonnier Pamphyle
    A élu domicile
    Près d'un couvent de filles
    Et bien il s'en trouva
    Ahah! Ahah!
    Et bien il s'en trouva (bis)

    Car la gent monastique
    Jetait dans sa boutique
    Des trognons et des chiques
    Restes de ses repas...

    Un jour la soeur Charlotte
    S'asticotait la motte
    Avec une carotte
    Grosse comme le bras...

    Mais quel qu'effort qu'elle fasse
    En vain elle se masse
    Elle s'astique la conasse
    Le foutre ne vient pas...

    Mais comme tout a son terme,
    Enfin jaillit le sperme,
    Le con s'ouvre et se ferme
    Et elle déchargea...

    Alors toute contente
    Elle retire de sa fente
    La carotte écumante
    Et elle la jeta...

    Par un hasard comique
    La carotte impudique
    Tomba dans la boutique
    Du cordonnier d'en bas...

    Cré nom de dieu! Quelle chance,
    Elle est à la sauce blanche,
    Bourrons-nous en la panse.
    Et il la boulotta...

    Cré nom de dieu Fifine,
    Cette carotte sent l'urine,
    Elle a servi de pine
    Et il la dégueula…
  • Dans les bois de Gembloux


    Dans les bois de Gemloux
    Les ptites filles ont des ptits trous
    les graçons de gros bâtons
    Le tiens, le miens, les nôtres
    S’emboitent l’un dans l’autre.
  • Digue du cul (la)


    La digue du cul, en revenant de Nantes (bis)
    De Nantes à Montaigu,
    La digue, la digue,
    De Nantes à Montaigu,
    La digue du cul.

    Lève la jambe, voilà que ça entre, }
    Lève la cuisse, cuisse, cuisse }
    Voilà que ça glisse } (bis)
    Oh! hisse

    La digue du cul, je rencontre une belle (bis)
    Qui dormait le cul nu,...

    La digue du cul, je bande mon arbalète (bis)
    Et la lui fous dans le cul,...

    La digue du cul, la belle se réveille (bis)
    Et dit:«J'ai le diable au cul!»,...

    La digue du cul, non, ce n'est pas le diable (bis)
    Mais mon gros dard velu,...

    La digue du cul, qui bande et qui décharge (bis)
    Et qui t'en fout plein le cul,...

    La digue du cul, puisqu'il y est qu'il y reste (bis)
    Et qu'il n'en sorte plus,...

    La digue du cul, il fallu bien qu’il sorte (bis)
    Il est rentre bien raide
    La digue, la digue
    Il en est sorti menu
    La digue du cul
  • Fanchon


    Amis, il faut faire une pause,
    J'aperçois l'ombre d'un bouchon.
    Buvons à l'aimable Fanchon,
    Chantons pour elle quelque chose.

    Et ah !
    Ce que son entretien est bon
    Qu'elle a de mérite et de gloire
    Elle aime à rire, elle aime à boire }
    Elle aime à chanter comme nous } (ter)
    Oui comme nous,
    Oui comme nous.

    Fanchon, quoique bonne chrétienne
    Fut baptisée avec du vin.
    Un bourguignon fut son parrain,
    Une bretonne sa marraine.

    Fanchon préfère la grillade
    A d'autres mets plus délicats.
    Son teint prend un nouvel éclat
    Lorsqu'on lui verse une rasade.

    Un jour le voisin La Grenade
    Lui mit la main dans son corset,
    Elle répondit par un soufflet
    Sur le museau du camarade.

    Fanchon ne se montre cruelle
    Que lorsqu'on lui parle d'amour,
    Mais moi, si je lui fais la cour,
    C'est pour m'enivrer avec elle.
  • Femme est morte (ma)


    Jean l'autre soir, en montant l'escalier (bis),
    Trouva sa femme étendue sur le palier (bis),
    «Ohé, portier ! Ma femme est morte !
    Venez, venez vite venez vite la chercher,
    Ou bien je la fous derrière la porte.»

    Car c'était elle qui foutait le chahut à la maison
    La guenon, la poison, elle est morte !
    Elle ne mettra plus de l'eau dedans mon verre
    La guenon, la poison, elle est morte !

    Lors Jean s'en fut réveiller les copains (bis)
    Fit tant de potin qu'il fit lever Martin: (bis)
    «Eh les copains ! ma femme est morte !
    C'est moi qui vous paye la goutte demain matin
    Si vous venez lui faire escorte.»

    Lors Jean s'en vint trouver Monsieur le curé (bis)
    Qui ronflait fort sous bon bonnet carré : (bis)
    «Ohé, curé ! Ma femme est morte !
    Donnez, donnez-lui toutes vos oraisons
    Et puis que le diable l'emporte.»

    Lors Jean s'en fut trouver le fossoyeur (bis)
    Qui dans une tombe dormait à la fraîcheur: (bis)
    «Oh fossoyeur ! Ma femme est morte !
    Creusez, creusez vite un trou large et profond
    De peur que la garce n'en sorte.»

    Puis moult oignons, Jean s'en fut acheter (bis)
    Pour qu'en son deuil, on le vit bien pleurer ! (bis)
    «Ohé, fruitier ! Ma femme est morte !
    Donnez, donnez-moi des oignons bien dorés
    Pour que je la pleure de la sorte!»

    Puis Jean s'en fut retrouver sa moitié
    Sa garce de femme avait ressuscité :
    «Ô Aglaé, tu n'es pas morte !»
    Elle lui répondit, le pot de chambre au poing
    «Voici la tisane que j' t'apporte.»

    Et comme toujours, je fouttrai le chahut à la maison
    Ta guenon, ta poison, n'est pas morte !
    Et je mettrai encore de l'eau dedans ton verre
    Ta guenon, ta poison, n'est pas morte !
  • Fusil (le)


    J'avais quinze ans et la passion des armes,
    Un beau fusil tout neuf et tout luisant.
    J'aurais voulu connaître les alarmes
    Et les combats de tout soldat vaillant.
    Mon père était de la garde civique,
    Pour son ardeur on l'admirait beaucoup.
    Ah mes amis ah quel plaisir unique, }
    Quand on voyait papa tirer son coup} BIS

    Un beau matin je lui dis petit père,
    J'ai mes quinze ans et je voudrais essayer
    Le beau fusil que naguère avec ma mère
    Tu mis neuf mois à me pouvoir fabriquer.
    Mon père me dit d'une voix martiale
    "Ta noble ardeur me réjouit beaucoup,
    Voici mon fils, voici toujours cinq balles, }
    Va-t-en mon fils, va-t-en tirer ton coup" } BIS

    En ce temps là vint un tir à la mode,
    Qui s'établit je crois rue du persil,
    Je m'en fut donc vers cet endroit commode
    Pour essayer mon excellent fusil.
    Toutes les cibles étaient belles et roses,
    Mon beau fusil se dressa tout à coup.
    Je déchargeai et je fis une rose, }
    A mes amis que c'est bon le premier coup. } BIS

    En peu de temps ma renommée fut grande,
    De nobles dames se disputaient l'honneur
    De chatouiller avec leurs mains fringantes,
    Le beau fusil d'un si parfait chasseur.
    Toutes les nuits j'étais à l'exercice,
    Ma cartouchière n'était jamais à bout.
    Mais maintenant j'use d'un artifice, }
    Je ne veux plus par nuit tirer qu'un coup. } BIS

    Et maintenant le beau fusil qui naguère,
    A de si haut faits si souvent abusé
    Repose en paix au musée de la guerre,
    Où il surmonte deux vieux boulets usés.
    Il a connu tant de chaudes alarmes
    Et tant de combats livrés coup sur coup
    Que si parfois il verse encore une larme, }
    C'est par regret de ne plus tirer son coup. } BIS
  • Gaudeamus igitur


    Gaudeamus igitur, iuvenes dum sumus (bis)
    Post iucundam iuventutem
    Post molestam senecutem
    Nos habebit humus (bis)

    Ubi sunt qui ante nos, in mundo fuere (bis)
    Vadite ad superos
    Transite ad inferos
    Ubi iam fuere (bis)

    Vita nostra brevis est brevi finietur (bis)
    Venit mors velociter
    Rapit nos atrociter
    Nemini parcetur (bis)

    Vivat Academia, vivant Professores (bis)
    Vivat membrum quodlibet
    vivent membra quaelibet
    Semper sint in flore (bis)

    Vivant omnes virgines, faciles, formosae (bis)
    Vivant et mulieres
    Tenerae, amabiles
    Bonae, laboriosae ! (bis)

    Vivat et respublica et qui illam regit (bis)
    Vivat nostra civitas
    Maecenatum caritas
    Quae nos hic protegit (bis)

    Pereat tristitia, pereant osores (bis)
    Pereat diabolus
    Patrie maledictus
    Atque irrisores ! (bis)

    Traduction

    Réjouissons-nous tant que nous sommes jeunes
    Après une jeunesse agréable
    Après une vieillesse pénible
    La terre nous aura

    Où sont ceux qui furent sur terre avant nous
    Ils ont été vers les cieux
    Ils sont passés dans les enfers
    Où ils ont déjà été

    Notre vie est brève, elle finira bientôt
    La mort viendra rapidement
    Nous arrache atrocément
    En n'épargnant personne

    Vive l'école, vivent les professeurs
    Que chaque membre vive
    Que tous les membres vivent
    Qu'ils soient toujours florissants !

    Que vivent toutes les vierges, faciles, belles
    Vivent les femmes
    Tendres, aimables
    Bonnes, travailleuses !

    Vive l'Etat et celui que le dirige
    Vive notre cité
    Et la générosité des mécènes
    Qui nous protège ici

    Que s'en aillent la tristesse, les ennuis
    Que s'en aille le diable
    Maudit par la patrie
    Et des autres

    Rem : On ne chante en Belgique que les couples 1/2/5/7
  • Il faut boire


    Quand on monde on est venus, (bis)
    Braillants, suintants et tout nus.
    Une voix dit péremptoire :

    «Il faut boire, (bis)
    Boire et toujours boire!»

    Toute la vie durant (bis)
    A la fête au premier rang (bis)
    Pour submerger nos déboires :

    Dans nos goussets trop souvent, (bis)
    Ne résonne que le vent. (bis)
    Aux frais d'une bonne poire :

    Sans soucis du lendemain, (bis)
    En attendant l'examen, (bis)
    Au diplôme aléatoire :

    Tant que nos femmes auront (bis)
    Seins jeunes, fermes et ronds, (bis)
    Lèvres en feu, prunelles noires :

    Quand la Camarde viendra (bis)
    Nous cueillir entre ses bras (bis)
    Pour finir gaiement l’histoire :
  • La femme du Roulier


    Il est minuit,
    La femme du roulier
    S'en va de porte en porte,
    De taverne en taverne,
    Pour chercher son mari
    Tireli,
    Avec une lanterne. (bis)

    "Madam' l'hôtesse,
    Où donc est mon mari?"
    "Ton mari est ici,
    Il est dans la soupente,
    Il y prend ses ébats,
    Tirela,
    Avec notre servante." (bis)

    "Cochon d' mari,
    Pilier de cabaret,
    Ainsi tu fais la noce,
    Ainsi tu fais ripaille,
    Pendant que tes enfants,
    Tirelan,
    Sont couchés sur la paille." (bis)

    "Et toi la belle,
    Aux yeux de merlan frit,
    Tu m'as pris mon mari
    Je vais te prendr' mesure
    D'un' bonn' culott' de peau,
    Tirelo,
    Qui ne craint pas l'usure." (bis)

    "Tais-toi, ma femme
    Tais-toi, tu m' fais chier
    Dans la bonn' société
    Est-ce ainsi qu'on s' comporte?
    J' te fous mon pied dans l' cul
    Tirelu,
    Si tu n' prends pas la porte." (bis)

    "Pauvres enfants,
    Mes chers petits enfants,
    Plaignez votre destin
    Vous n'avez plus de père;
    Je l'ai trouve couché
    Tirelé,
    Avec une autre mère." (bis)

    "Il a raison,
    S'écrièrent les enfants,
    D'aller tirer son coup
    Avec la cell' qu'il aime,
    Et quand nous serons grands,
    Tirelan,
    Nous ferons tous de même." (bis)

    "Méchants enfants,
    Sacrés cochons d'enfants",
    S'écrie la mèr' furieuse
    Et pleine de colère
    "Vous serez tous cocus
    Tirelu,
    Comm' le fut votre père." (bis)
  • Légionnaire (le)


    Il est sur la terre africaine
    Un régiment dont les soldats, dont les soldats
    Sont tous des gars qui n'ont pas de veine
    C'est la légion et nous voilà, oui nous voilà
    Pour ceux qui aiment la discipline
    Faut être passé par Biribi, par Biribi
    Avoir goûté de la praline
    Et travaillé du bistouri, du bistouri

    Et on s'en fout, et après tout qu'est ce que ça fout, la, la, la
    En marchant sur la grand-route
    Souviens-toi, oui souviens-toi, ah ah ah
    Les anciens l'ont fait sans doute
    Avant toi, oui avant toi, ah ah ah
    De Gabès à Ténériffe
    De Tanger à Tombouctou
    Sac au dos dans la poussière
    Marchons les légionnaires

    J'ai vu mourir un pauvre gosse
    Un pauvre gosse de dix-huit ans, de dix-huit ans
    Tué par une balle atroce
    Il est mort en criant maman, criant maman
    Je lui ai fermé les paupières
    Recueilli son dernier soupir, dernier soupir
    J'ai écrit à sa pauvre mère
    Qu'un légionnaire, ça sait mourir, ça sait mourir

    Et puisqu'on n'a jamais eu de veine
    Pour sûr qu'un jour on y crèvera, on y crèvera
    Sur cette putain de terre africaine
    Enterrés sous le sable chaud, le sable chaud
    Avec pour croix une baïonnette
    Plantée là où on est tombés, on est tombés
    Qui voulez-vous qui nous regrette
    Puisqu'on est tous des réprouvés, des réprouvés
  • Mère Gaspard (la)


    Allons la mère Gaspard
    Encore un verre (bis)
    Allons la mère Gaspard
    Encore un verre
    il se fait tard
    Si l’paternel
    Si l’paternel revient
    On lui dira
    Qu’son fils est toujours plein, plein, plein, …
  • Moines de Saint Bernardin (les)


    Nous sommes les moines de Saint Bernardin (bis)
    Qui nous couchons tard et nous levons matin (bis)
    Pour aller à matines, vider quelques flacons
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

    Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie ah! ah! }
    Et voilà la vie que tous les moines font. } (bis)

    Pour notre déjeuner du bon chocolat (bis)
    Et du bon café que l'on nomme moka (bis)
    Et la tarte sucrée et les marrons de Lyon
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

    Pour notre dîner de bons petits oiseaux (bis)
    Que l'on nomme caille bécasse ou perdreau (bis)
    Et la fine andouillette et la tranche de jambon
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

    Pour notre coucher dans un lit aux draps blancs (bis)
    Une jeune nonne de quinze à seize ans (bis)
    A la taille bien faite et aux nichons bien ronds
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

    La nuit tous ensemble nous nous enculons (bis)
    Et puis jusqu'au jour ensemble nous buvons (bis)
    Après dessous la table nous roulons et dormons
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la

    Si c'est là la vie que les moines font (bis)
    Je me ferai moine avec ma Jeanneton (bis)
    Et couché sur l'herbette je lui chatouillerai le bouton
    Voilà ce qui est bon, est bon, est bon, la, la, la
  • Plaisir des dieux (le)


    Du dieu Vulcain quand l'épouse mignonne
    Va boxonner loin de son vieux sournois
    Le noir époux que l'Amour aiguillonne
    Tranquillement se polit le chinois
    "Va-t-en", dit-il à sa fichue femelle
    Je me fous bien, de ton con chassieux
    De mes cinq doigts, je fais une pucelle
    Masturbons-nous, c'est le plaisir des dieux!

    Bas! Laissons lui ce plaisir ridicule
    Chacun d'ailleurs s'amuse à sa façon
    Moi je préfère la manière d'Hercule
    Jamais sa main ne lui servit de con
    Le plus sale con, la plus vieille fendasse
    Rien n'échappait à son vit glorieux
    Nous serons fiers, de marcher sur ses traces
    Baisons, baisons, c'est le plaisir des dieux!

    Du dieu Bacchus quand accablé d'ivresse
    Le vit mollit et sur le con s'endort
    Soixante-neuf et le vit se redresse
    Soixante-neuf ferait bander un mort
    Oh! Clitoris ton parfum de fromage
    Fait regimber nos engins glorieux
    A ta vertu, nous rendons tous hommage
    Gamahuchons, c'est le plaisir des dieux!

    De Jupiter façon vraiment divine
    Le con lui pue, il aime le goudron
    D'un moule à merde, il fait un moule à pine
    Et bat le beurre au milieu de l'étron
    Cette façon est cruellement bonne
    Pour terminer un gueuleton joyeux
    Après le dessert on s'encule en couronne
    Enculons-nous, c'est le plaisir des dieux!

    Quand à Pluton avec sa large panse
    Le moindre effort lui semble fatiguant
    Aussi veut-il éviter la dépense
    Faire sucer son pénis arrogant
    Et nous, rêvant aux extases passées
    Tout languissant, nous réjouissons nos yeux
    Et laissant faire une amante empressée
    Faisons pomper, c'est le plaisir des dieux!

    Au reste ami qu'on en fasse à sa tête
    Main, bouche, con, cul, au plaisir tout est bon
    Sur quelqu'autel qu'on célèbre la fête
    Toujours là-haut on est sûr du pardon
    Foutre et jouir, voilà l'unique affaire
    Foutre et jouir, voilà quels sont nos voeux
    Foutons amis qu'importe la manière
    Foutons, foutons, c'est le plaisir des dieux
  • Quatre jouissances (les)


    La femme qui pète au lit, qui pète au lit,
    Éprouve quatre jouissances :
    Elle bassine son lit, bassine son elle,
    Elle soulage sa pense,
    Elle entend son cul qui chante, }
    Elle emmerde son mari! } (bis)
  • Trois orfèvres


    Trois orfèvres, à la St Éloi,
    S'en allèrent dîner chez un autre orfèvre.
    Trois orfèvres, à la St Éloi,
    S'en allèrent dîner chez un autre bourgeois !
    Ils ont baisé toute la famille,
    La mère aux tétons,
    le père au cul, la fille au con.

    Relevez la belle, votre blanc jupon,
    Qu'on vous voit le cul, qu'on vous voit les fesses,
    Relevez la belle, votre blanc jupon,
    Qu'on vous voit le cul, qu'on vous voit le con !

    La servante, qui avait tout vu,
    Leur dit : «foutez moi votre pine aux fesses !»
    La servante, qui avait tout vu,
    Leur dit : «foutez moi votre pine au cul !»
    Ils l'ont baisée le cul sur une chaise,
    La chaise a cassé,
    ils sont tombés, sans débander !

    Les Orfèvres, non content de ça,
    Montèrent sur le toi, pour baiser minette.
    Les Orfèvres, non content de ça,
    Montèrent sur le toi, pour baiser le chat.
    «Chat, petit chat, chat tu m'égratignes,
    Petit polisson, tu m'égratignes les roustons !»

    Les orfèvres, chez un pâtissier,
    S'en allèrent manger quelques friandises.
    Les orfèvres, chez un pâtissier,
    Par les petits mitrons se firent enculer.
    Puis voyant leurs vits pleins de merde,
    Ils ont bouffés ça en guise d'éclair au chocolat.

    Les orfèvres, au son du canon,
    Se retrouveront tous à la frontière.
    Les orfèvres, au son du canon,
    En guise de boulets lanceront des étrons.
    Bandant tous, ainsi que des carmes
    A grand coup de vits
    Repousseront les ennemis.

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